• Relation entre ville et carrière dans l'histoire.

  • Une situation de verrou entre ville et arrière-pays montagneux

  • Un potentiel à proximité immédiate de l'aire urbaine niçoise

  • Recherches formelles

  • Recherches volumétriques

  • Le Projet - Esquisse

 

Entre littoral et arrière pays, Sculpter la carrière. Communes de Saint-André de la Roche, Falicon et Tourrette-Levens. Alpes-Maritimes (06), Région PACA

Travail Personnel de Fin d’études, suivi par G.VEXLARD

Une carrière est le lieu d’où l’on extrait les matériaux nécessaires à la construction.

Elle est indissociable du lieu de mise en œuvre des matériaux, la ville.
L’univers des carrières m’a toujours attiré. Elles créent des formes, des paysages que l’on tente souvent de gommer complètement à la fin de leur exploitation.

Les carrières de St André se situent à proximité de Nice, à seulement six kilomètres de la Promenade des Anglais. Cette localisation était et reste celle d’un seuil entre une bande littorale fortement urbanisée et un arrière-pays montagneux. La vallée de la Banquière présentait à ce niveau l’aspect de gorges étroites et pittoresques. Ce paysage romantique apprécié par le tourisme du XIX° siècle a aujourd’hui disparu. L’exploitation industrielle a profondément modifié ces lieux. Elle a avantageusement alimenté l’urbanisation de la bande littorale tout en libérant des espaces urbanisables dans une zone à forte pression foncière.
En 2018, l’exploitation est censée prendre fin et un projet d’aménagement paysager est prévu pour la zone. Pourtant, il me semble que ce paysage mériterait un projet plus audacieux tirant parti de ce lieu, de sa puissance et de ses dimensions.

L’objet de ce TPFE est un parti pris, celui d’imaginer un projet qui magnifie ce relief et change le regard sur cette œuvre humaine. Une démarche qui utilise la force des carriers et l’inscrit dans un processus plus long en plaçant la carrière comme étape de formation d’un socle. Ainsi ce travail s'est axé sur la mise en forme d'un relief avec comme finalité celle de créer un paysage s'en avoir de préconçus sur les occupations qui viendront s'y installer. Par la suite, d’autres projets se saisiront des opportunités offertes par cette nouvelle situation.

Ainsi, la carrière, installée dans la durée, exploite une ressource qui est nécessaire au développement de la société tout en générant un paysage assumé que l'extraction créera au fil de son avancée. La carrière n'est plus seulement exploitation et devient motrice du paysage de demain.

  • Topographie Existant

  • Recherches formelles

  • Confrontation des formes au terrain existant.

  • Plan Projet

 

Relief , Parc De St Cloud et Brimborion, Sèvres (92).

Atelier encadré par G.VEXLARD et L.LEOTOING, ENSP

L’une des capacités d’un paysagiste est de comprendre et manier le relief et ses effets dans le projet, le paysage. La maîtrise des courbes de niveau, représentation graphique de cette composante du projet de paysage est la base de cet apprentissage.

Cet atelier met à l’épreuve cette capacité à appréhender un lieu par son relief. La formation du projet se fait par le travail de formes façonnées dans de la farine.
Cet exercice offre la possibilité d’oublier les formes conventionnelles pour créer de nouveaux paysages, de nouvelles configurations propres à révéler les véritables potentialités d’un lieu.

Ces formes sont retranscrites au travers de leur dessin en courbes de niveau pour ensuite les confronter au lieu. Ici, le Parc de St Cloud et la colline du Brimborion de part et d’autre de la vallée de Sévres.

 

«Inviter le vivant, le droit à l’erreur», Bois-Colombes (92).

Atelier encadré par M. RUMELHART, G.CHAUVEL, F. ROUMET et L. MOTTA, ENSP. - En partenariat avec RFF

La connaissance du vivant et de ses processus est une autre des capacités dont doit disposer un paysagiste. L’atelier «Inviter le vivant, le droit à l’erreur» fut une occasion de mettre en pratique et d’approfondir ces connaissances.
Le support de cette expérimentation est un tronçon de voie ferrée en cours de désaffectation qui est d’ores et déjà utilisé par certains riverains comme chemin de traverse.
Après une phase d’étude, ce travail s’est poursuivi grandeur nature par la réalisation d’une partie des propositions formulées. L’objectif: donner toute sa place aux habitants dans ce nouvel espace public en tirant parti de ses qualités, en travaillant l’installation d’une végétation adaptée au terrain tenant compte des contraintes du passage encore occasionnel de quelques convois ferroviaires.

 

«Rencontrer l’Hurepoix», Magny les Hameaux (78).

Atelier encadré par C.LAUBY, N.GIBSOUL, M.AUDOUY, et F.ADAM, ENSP. 

La périurbanisation crée des opportunités paysagères, des possibilités de voir naître de nouvelles situations. C’est le cas à Magny-Les-Hameaux (78).
Cette commune est située dans l’Hurepoix, nom historique donné à un pays localisé entre Seine et Loire et dont les limites ont longtemps fluctuées. Il possède cependant des caractéristiques géo-morphologiques: «La Bièvre, l’Orge et l’Yvette ont pu ciseler un petit pays de vallons ramifiés qui est une exception remarquable, unique même dans la région parisienne.» (Paul Vidal de la Blache)

Face à la pression de la ville nouvelle de St Quentin en Yvelines et de l’OIN du plateau de Saclay, le plateau de Magny-les-Hameaux se trouve aujourd’hui à l’interface entre espaces ruraux et urbains. Ces opérations sont aujourd’hui moteur de lien et d’urbanisation.
En tête d’un chapelet d’espaces agricoles menant jusqu’à la Beauce, ce plateau, partie intégrante de l’Hurepoix, doit aujourd’hui en devenir la figure de proue et s’affirmer à la rencontre de la ville nouvelle, créant ainsi une nouvelle urbanité, un nouveau rapport entre les zones urbaines et leur campagnes.
Réussir cette rencontre passe par différentes actions:

-«Affirmer l’Hurepoix, le donner à voir et à vivre»
-«Conserver l’activité agricole»
-«Créer la rencontre entre une nouvelle urbanité et la campagne.»